| RAMÉE |
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| Giovanni BONONCINI, Barbara ninfa ingrata | ![]() |
Parmi plusieurs contemporains de Scarlatti s’étant adonnés à la cantate solo, l’un des plus prolifiques est l’influent globe-trotter Giovanni Bononcini qui en laisse 283 exemples. Durant le premier quart du XVIIIe siècle, les cantates de Bononcini représentent le principal courant de ce genre. Dans ces oeuvres, une technique fluente et sûre s’allie à un véritable don pour la composition de mélodies. Les mélodies plaintives ont toujours été la marque des oeuvres dramatiques de Bononcini ; on considère que son génie est adapté à l’expression de sentiments tendres et pathétiques. Ses mélodies, avec la richesse et la douceur qu’on connaît, sont dans un style qui lui est tout particulier. Un autre aspect reconnu de la musique de Bononcini est le superbe traitement du texte, loué en 1724 par le librettiste Rollu comme pouvant exprimer les passions humaines de façon exceptionnelle. En 1789 déjà, Charles Burney appelle Bononcini « le compositeur de cantates le plus prolifique » et affirme que les récitatifs de Bononcini sont universellement perçus comme les meilleurs de son temps, avec le génie parfait de la langue italienne.
L'ensemble L'YRIADE a pour vocation la recherche d'un nouveau répertoire, loin des grandes productions
d'opéras baroques, afin d'explorer des oeuvres d'effectifs et d'esprits plus intimistes, où la corrélation entre le texte
et la musique évoquerait le lien entre les interprètes et le public. La rhétorique serait ainsi utilisée à des fins musicales
et expressives pour que la voix se fasse instrument et l'instrument, voix. Les membres de L'Yriade viennent
d'horizons différents. Ils portent en eux les richesses de leur personnalité et de leur curiosité. Ils sont décidés à
rêver et à découvrir une écoute mutuelle, qui aboutirait à une recherche esthétique sur l'implication de la sonorité
et de la prononciation dans l'expression musicale. Avant tout, L'Yriade souhaite partager avec le public des
moments de grâce, où l'écoute et la musique ne feraient qu'un, où le silence éterniserait cette communion.
Léonor de Recondo, Birgit Goris, violons
Elisa Joglar, violoncelle
Isabelle Sauveur, clavecin
André Henrich, théorbe
Ancien étudiant à l'Université et au Conservatoire de Lille, CYRIL AUVITY fait ses débuts sous la direction de
William Christie au Festival d'Aix-en-Provence en 2000 dans Il Ritorno d'Ulisse in patria de Monteverdi (rôle de
Telemaco). Il se spécialise dans la musique ancienne et travaille avec les chefs baroques les plus réputés tels que
Christopher Hogwood, Marc Minkowski, Gabriel Garrido, Antonio Florio. Il se produit ainsi dans Persée de Lully
et The Fairy Queen de Purcell avec Christophe Rousset, et dans Actéon de Charpentier (rôle-titre) avec
Emmanuelle Haïm. Il poursuit sa collaboration avec William Christie et Les Arts Florissants dans David et
Jonathas de Charpentier, Atys de Lully et la trilogie de Monteverdi à l'opéra de Madrid. On le retrouve dans le rôletitre
de Pygmalion de Rameau avec Hervé Niquet ainsi que dans Callirhoé de Destouches à Montpellier. Il se produit
encore, entre autres, avec Ottavio Dantone, Jordi Savall et Emmanuel Krivine. L'Yriade et Cyril Auvity ont
donné Dido and Aeneas de Purcell à l'Opéra de Montpellier, dans une mise en scène de Jean-Paul Scarpitta. Avec
ce dernier il débute dans le rôle de Don Ottavio dans Don Giovanni et interprète également Tamino dans La Flûte
enchantée de Mozart. Il participe à la création de trois opéras de Lully : Thésée, Amadis (rôle titre) et Bellérophon
(rôle titre). Il a enregistré pour plusieurs labels dont Erato, Naïve, EMI/Virgin et Zig-Zag Territoires, pour lequel
il a publié un premier disque avec L'Yriade, Orphée.